La Petite École de Mamilou

La Petite École de Mamilou

La classe inversée

Nous voilà déconfinés. À la Petite École De Mamilou, nous avons travaillé dur pour permettre aux enfants de suivre des cours interactifs ou bien de pouvoir créer et s'exprimer dans notre Klassroom. En fait, nous avons redonner la parole aux enfants sur leurs propres apprentissages. Et ils ont créé, inventé, imaginé avec le soutien de Mamilou qui encourageait, corrigeait, accompagnait. C'est une vraie réussite.
Cette période d'isolement a permis aussi aux écoles de favoriser le téléenseignement grâce au numérique. Je pense que  l'école devrait profiter de cette longue expérience  pour adopter une autre philosophie de l'apprentissage.  Pour ma part, je milite pour la classe inversée. De plus en plus de professeurs à travers le monde modifient leur façon de “faire la classe” pour passer à un modèle plus pratique et plus humain. Ce modèle part d’une idée très simple : le précieux temps de classe serait mieux utilisé si on s’en servait pour interagir et travailler ensemble plutôt que de laisser une seule personne parler.

 

La classe inversée : plus qu’une méthode, une philosophie

Le fonctionnement est le suivant : les élèves reçoivent des cours sous forme de ressources en ligne (L'idéal étant que le maître prépare ses vidéos) qu’ils vont pouvoir regarder chez eux à la place des devoirs, et ce qui était auparavant fait à la maison est désormais fait en classe, d’où l’idée de classe “inversée”. En réalité, on va surtout profiter du temps libéré en classe pour organiser des activités, des projets de groupe et des échanges qui vont donner un vrai sens au contenu scolaire. Beaucoup de variantes sont possibles, mais la finalité est de passer d’un modèle centré sur le professeur à un modèle centré sur l’élève afin de répondre aux besoins individuels de chacun.

 

Cliquez ci-dessous pour découvrir une classe inversée.

La classe inversée

Pourquoi le numérique est le support idéal.?

Le plus gros du travail d'un maître, c'est la préparation de sa classe. Préparer la classe c'est anticiper sur la pédagogie qui sera mise en place. C'est une obligation.

La préparation de séances  peut se faire par le biais de manuels ou de photocopies. C'est un travail long, très long qui demande beaucoup d'ėnergie. Remplir son cahier journal quotidien ( obligation de la hiérarchie) exige beaucoup de recherches et de réflexion. Nous devons signaler chacun des "temps" de la journée : la discipline visée, le titre de la séance, la durée prévue pour les différents temps ou séances, le matériel éventuel à prévoir, l'objectif visé pour chaque séance doit être clairement défini en termes d'apprentissage à acquérir. Il faut aussi annoncer la différenciation prévue (pour les élèves performants comme pour les élèves les plus fragiles). Enfin, les commentaires utiles de l'enseignant a posteriori pour réajuster son enseignement.

Et recommencer ainsi pour chaque jour de classe et pour chaque matière... Un vrai sacerdoce!

Heureusement, les outils informatiques sont arrivés.Le numérique permet de gagner du temps dans sa préparation de classe et bénéficier d'une banque de séquences et de ressources mutualisées enrichie par les utilisateurs. Le numérique, bien utilisé ( les enseignants hélas ne sont pas formés, ils se débrouillent seul), peut constituer une véritable aide à la préparation de la classe au quotidien. En plus d'un gain de temps significatif, l'usage des  outils numériques permet au professeur des écoles :

- d'établir un cahier journal hebdomadaire et de programmer ses séquences sur l'année scolaire,

- de sauvegarder et d'organiser ces dernières en ligne dans une bibliothèque personnelle ;

- d'exporter ses fiches de préparation au format pdf ;

- de partager ses séquences (et les ressources qui leur sont liées) avec d'autres utilisateurs.

 

Pour les enfantsle support vidéo est un média plus vivant. Il permet de stimuler la mémoire auditive et visuelle. Ils peuvent prendre des notes durant la vidéo. Ils mémorisent plus facilement les connaissances. De plus en plus connectés à leurs smartphones, les élèves pourront également rgarder les vidéos n’importe où et n’importe quand, et pourquoi pas en cours pour revoir certains aspects durant les applications.

 

 

 

Les cours mis à disposition des élèves peuvent provenir de sources diverses:

https://lesfondamentaux.reseau-canope.fr/

https://www.cned.fr/maclassealamaison/

Ce sont des sites incontournables, extrêmement bien faits, gratuits. Ils sont créés par des enseignants et il n'y a rien à redire.Vous pouvez y accéder avec votre identité académique.

 

Vous pourrez également trouver des blogs d'enseignants qui préparent leurs tutoriels parce qu'ils sont formés aux outils informatiques. 
Nos préférés sont:

https://www.charivarialecole.fr/

https://youtu.be/w-3kupFj95Q

https://youtu.be/eqCb92mktxE

https://youtu.be/_rV9Cac56f4

Ces enseignants sont des magiciens des tutoriels. Ils sont extrêmement créatifs,  les vidéos sont très bien faites, ils savent de quoi ils parlent car ils pratiquent en classe. Ces vidéos sont gratuites. Simplement, n'oubliez pas de laisser un petit message de remerciement à l'enseignant créateur mais aussi des commentaires. Vous pouvez également envisager de faire des échanges avec des professeurs rencontrés sur le Net.Je suis sûre que vous en trouverez plein d'autres car notre liste n'est pas exhaustive mais je vous conseille de bien visionner avant de donner à voir.

 

 

Le professeur peut créer son propre contenu (cela demande la maîtrise des objets numériques).

C'est là que notre association la Petite École de Mamilou peut intervenir. Nous sommes une association affiliée  à la Ligue de l'enseignement et soutenue par la MAIF. Nous proposons différents ateliers. Ces ateliers sont itinérants dans le Gers mais ils sont aussi en ligne. Ces ateliers sont gratuits, on vous demandera simplement d'adhérer dix euros par an à l'association.

Ci-dessous, découvrez comment rejoindre notre association.

 

La Petite École de Mamilou

Enseignants à la retraite, cybermamies et cyberpapis, nous avons créé une association «  La Petite École de Mamilou ». Nous avons constaté qu’un vraie fracture numérique existe en milieu rural. Les  enfants sont isolés et ne bénéficient d'aucune structure pour s'ouvrir au monde et surtout  pour maîtriser la langue française. Certes, il existe une connexion mais l’argent manque dans les familles pour financer des forfaits internet et des tablettes ou PC. C'est donc le but de notre association : donner aux enfants  la possibilité d'accéder à internet afin de se cultiver et de renforcer leurs connaissances Nous sommes accueillis dans des villages où nous animons des ateliers informatiques en fournissant l’accès à des tablettes. Pendant le confinement, ne pouvant plus sortir, nous avons créé une Klassroom.

Ce n’est pas une école au sens strict du mot, ici, chacun (petit ou grand) est libre de faire ce qu’il veut comme il veut quand il veut, il n’a pas de compte à rendre. C’est un espace sécurisé ou on s’inscrit et on partage avec les autres  participants. L’âge importe peu, c’est un lieu intergénérationnel.Je rappelle aussi que c’est une école numérique c’est-à-dire que pour créer, inventer, vous apprenez à manier les ordinateurs et les tablettes.  Nous répondons  à toutes les demandes et orchestrons la mise en page ou la mise en pratique de vos demandes.

Post confinement, dès que nous aurons l’autorisation, nous rouvrirons nos ateliers itinérants de village en village  ( Nous cherchons des bénévoles pour créer des antennes de la Petite École dans le Gers). Et surtout, nous maintiendrons sur Internet notre Klassroom pour le suivi des projets des différents participants à notre association. 

 

Des avantages

L'ancien modèle à savoir le cours magistral, était justifié quand nous n’avions pas d’autre moyen pour transmettre les connaissances, mais maintenant que les technologies nous le permettent, il n’est plus le seul moyen d'apprendre à l'école. Il est temps de prendre du recul et de repenser l’éducation. Les technologies sont devenues omniprésentes, alors soyons pragmatiques : plutôt que de chercher à les interdire en classe ou à la maison, utilisons leur potentiel et redonnons à nos enfants l’envie d’apprendre.

 

Pendant le confinement, les professeurs mais aussi les parents ont été obligés de se creuser la tête pour permettre à leurs enfants d'accéder à l'apprentissage. C'est grâce au numérique que les professeurs ont pu créer des supports d'apprentissages et les transmettre à leur élève. Certains y ont pris un rėél plaisir. Tout ce travail n'est pas perdu, il demeure dans les mémoires des ordinateurs. Les professeurs pourront d'année en année, les réutiliser, en les améliorant et en les adaptant. Ils pourront alors en classe, se concentrer sur les besoins rééls des enfants. La classe inversée renforce les relations entre les élèves et leur professeur Du simple fait du temps libéré en classe, le temps passé par l’enseignant aux côtés de chaque élève est démultiplié. L’enseignant connaît mieux ses élèves, où ils en sont et ce qu’ils ont du mal à faire.

Pendant cette drôle de période à la maison, les parents ont découvert le métier de professeur. Ils se sont plaints  de ne pas être à la hauteur pour aider les enfants. Professeur, c'est un métier qui s'apprend, la pédagogie ne s'invente pas. Et bien, l'avantage de la classe inversée c'est de libérer les parents et rendre les enfants autonomes face à leurs apprentissages. Les parents deviennent alors les gardiens de la sécurité. Ils invitent leurs enfants à regarder les vidéos et rien d'autres. Ils apprennent avec leurs enfants et peuvent parler de leur savoir. Finie la lithanie des colères, pleurs devant un devoir qu'on ne sait pas faire, des brimades faites aux enfants, c'est le retour à la confiance. C'est le maître et lui seul qui évaluera le niveau d'acquis et qui régulera s'il y a lieu.

 

Du côté des enfants, c'est le bonheur. La classe inversée développe l’autonomie des élèves et leur curiosité. Les élèves sont plus responsables de leur apprentissage : ils suivent les leçons à leur rythme, sont actifs en classe et peuvent être facilement encouragés à chercher des réponses à leurs questions autrement qu’en se référant à l’enseignant. Lorsqu’un élève regarde ses cours en vidéos, il peut mettre en pause à tout moment et revoir un passage autant de fois qu’il le souhaite pour être certain de l’avoir bien compris. Il peut aussi en profiter pour noter des questions qu’il posera ensuite au professeur en classe. A l’inverse, dans le modèle classique, peu d’élèves osent interrompre un cours et avouer qu’ils n’ont pas compris quelque chose, ils passent alors le reste de l’heure perdus car il leur manque un élément, et quand vient la fin du cours, le professeur n’a bien souvent plus de temps pour répondre aux questions.

 

Les inconvénients

 

 

Les enseignants qui pratiquent la classe inversée ne prétendent pas que cette méthode résout forcément tous les problèmes


Le temps

La réalisation des vidéos en amont ou la recherche de vidéos déjà produites demandent du temps, du moins au début. L’élaboration et la planification des activités à mener en classe peuvent s’avérer également chronophages.

La connexion internet
De nombreuses familles  n’ont pas accès à internet ou ne possèdent pas d’ordinateur à la maison. Il faudra fournir aux enfants d’autres moyens de consulter les ressources : les remplacer par du texte. 

 

Le manque d'autonomie

Le manque d’autonomie peut rendre difficile la consultation des ressources à la maison. De la même manière que certains élèves ne font pas leur devoirs, certains ne regardent pas les vidéos. Le rôle des parents est alors primordial.

 

Les écrans

Dans le cas où des vidéos sont utilisées pour la classe inversée, ce temps passé devant un écran s’ajoute à celui passé devant la télévision, l’ordinateur et à celui dévolu aux jeux vidéos. De nombreux pédagogues arguent cependant du fait qu’il est temps que l’éducation infiltre le monde digital, au lieu de prêcher aux élèves qu’ils ne pourraient apprendre aujourd’hui avec les outils par lesquels ils communiquent quotidiennement.

 

L'illectronisme

 

Autrefois on parlait d'illettrisme:  d'un côté il y a des codes, de l'autre  une impossibilité d'y accéder pleinement. La vie en société se construit sur l'impératif du lire et de l'écrire et si on n'y arrive pas, on devient un illettré, un exclu de la vie sociale.

. Avec l'illectronisme ( illettrisme numérique) il devient logiquement compréhensible de penser que l'on se retrouve devant un problème similaire. Les moyens informatiques et numériques ont envahi nos vies. Alors que l'écrit papier est resté une denrée assez rare, l'informatique est dans la poche de chacun de nous. Chacun est en mesure d' utiliser un smatphone mais est-ce que chacun est en mesure d'utiliser pleinement ces moyens ? Quand on parle ici d'utiliser pleinement ces moyens, on veut dire ne pas être exclu de la vie sociale. 
C'est le rõle de l'école de rendre possible l'intégration sociale de l'enfant puis de l'adulte. Il est donc logique qu'elle s'empare de tous les objets qui la peuplent et qu'elle évalue l'importance qu'il y aurait à les introduire dans son quotidien. L'éducation
 nationale ne semble cependant pas bien mesurer l'ampleur de l'illectronisme. Dans le numéro 28 du document rédigé par le ministère, fin 2018, intitulé « L'état de l'école », il est indiqué que : « Les écoles élémentaires continuent de s'équiper progressivement en matériels informatiques ». Et le constat est sans appel : « L'équipement informatique et numérique dans les écoles publiques du premier degré est moins généralisé que dans les établissements publics du second degré ». C'est particulièrement inquiétant quand on sait que l'apprentissage de l'outil informatique, qu'il s'agisse d'un ordinateur, d'une tablette ou d'un smartphone, doit se faire au plus tôt et que, pour certains, il ne peut se faire qu'à l'école de la République. Il est effectivement avéré que la maîtrise de l'informatique fait principalement défaut aux populations les plus fragiles et les plus socialement défavorisées, ce qui n'est pas admissible.
Dans notre association, nous militons pour aider à réduire cette fracture numérique intolérable afin que l'école soit et demeure une chance pour tous les enfants de la République.


 

 

Une séance proposée par la Petite École de Mamilou

Voici un exemple de séance vidéo proposée à des enfants fréquentant une association  d' aide aux devoirs. Cette vidéo a été préparée dans les ateliers informatiques de la Petite École de Mamilou et répond à la demande des animateurs.

Le sujet de la leçon est: résoudre un problème. La vidéo commence par des exercices d'entraînement sur les tables de multiplication, puis vient une leçon sous forme de manipulation, l'ancrage des acquisitions et enfin des exercices interactifs.

Cette vidéo a été communiquée aux animateurs sous forme de clé USB, puis elle a été projetée sur écran dans le local. Les enfants ont pu discuter avec les animateurs sur ce qu'ils ont compris ou pas compris. L'animateur répond dans la mesure de ses possibilités sinon les enfants sont invités à poser les questions le lendemain lors du retour en classe où ils feront des exercices.

Le but de cette vidéo c'est de proposer aux enfants la leçon non magistrale, le maître en classe ne fera pas de leçon et évaluera ou réajustera les connaissances.

 

Cliquez ci-dessous pour visionner la séance

Résoudre un problème niveau CE2

Écrivez-nous, l’association répondra à vos demandes quelque soit votre âge.



01/06/2020
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